Ce que ces Relations nous apprennent de Nous !

Que ce soit un inconnu croisé à la boulangerie, votre professeur d’anglais de 5e ou encore cette personne qui est devenue votre partenaire de vie, peu importe, ces rencontres ont un rôle à jouer dans vos vies.




Ceux qui nous font grandir

Vous avez sûrement dû déjà l’entendre ou le lire : l’énergie que nous émettons va attirer un certain type de personne. Par exemple, quelqu’un qui ne sait pas dire « non » tombera sur des personnes qui vont profiter d’elle. Quelqu’un qui ne sait pas gérer sa colère, tombera sur des personnes qui viendront en confrontation, etc. Ces exemples sont simplistes mais vous avez l’idée.

Ce qu’il y a de formidable, c’est que chaque rencontre a quelque chose à nous apprendre sur nous. Il y a des personnes « trigger ». Ces personnes nous font (re)vivre des schémas comportementaux que nous n’avons pas résolus (voir même des traumatismes dans des cas plus extrêmes).

Pour déterminer les personnes « trigger », il faut être à l’écoute de soi, le plus justement possible, pour identifier ce que nous ressentons avec telle ou telle personne. Il y a, bien évidemment, les personnes qui nous énervent : celles-ci sont sûrement les plus faciles à identifier. Elles nous énervent parce qu’elles nous présentent un miroir qui nous montre un déséquilibre dans notre comportement. Par exemple, les personnes désorganisées m’agacent parce qu’à l’inverse, j’ai une tendance à vouloir tout contrôler. Vous vous doutez bien que la vie s’est chargée de me mettre face à des personnes (et des situations) où, bon gré mal gré, j’ai dû lâcher prise. Mais paradoxalement, les personnes plus rigides que moi m’énervent tout autant parce qu’elles me renvoient ce lâcher prise que je dois travailler.

Sans abuser d’une auto-observation constante, il peut être profitable de prendre le temps de se demander « pourquoi est-ce que je réagis comme ça ? ». En prenant conscience de nos déséquilibres pour mieux les régler, les personnes « trigger » seront de moins en moins nombreuses, simplement parce que nous serons devenus « lisses » et qu’elles n’auront plus d’accroches sur nous. Signe que nous sommes alignés avec nous-même.




Etablir nos limites

Au fils de mes lectures, j’ai pu voir que souvent, les situations/ relations frustrantes indiquent que nous oublions d’écouter nos besoins fondamentaux et/ou vitaux. Par exemple, vous vous apprêtez à aller manger, votre coloc vous intercepte et vous demande de faire le ménage. Il est possible que vous vous sentiez frustré.e.s puisque vous avez mis entre parenthèse un besoin vital ! Mais si vous ne l’exprimez pas, votre coloc ne peut pas le deviner. Il est d’ailleurs de votre devoir d’apprendre à verbaliser vos besoins et personne ne pourra vous en vouloir de le faire.

La Dr. Nicole LePera (connue sous le nom « The Holistic Psychologist » dont le travail est passionnant) le dit clairement : pour établir des relations saines, il faut établir nos limites. Ces limites sont autant valables pour les autres que pour nous-même.



Etablir ses limites, c’est :

  1. Reconnaître ses besoins (pour se faire, s’observer sans juger est un bon début)

  2. Les exprimer clairement (verbalement, par écrit, en chantant… bref, débrouillez-vous pour faire passer le message). C’est-à-dire, être dans la parole juste qui est bonne pour vous et qui reste dans le respect de l’autre. (non, insulter les gens n’est pas une solution valable.)

  3. Les faire suivre par des actions. Dans le cas où vos limites ne sont pas respectées, c’est à vous de vous imposer et de, par exemple, mettre un terme à une conversation ou simplement partir.

Oui, clairement, dans les premiers temps, il peut être inconfortable de le faire mais c’est tellement nécessaire. Et surtout vous gagnerez du temps et de l’énergie.



Se détacher pour accueillir

En fonction de chacun, le détachement peut être une réelle épreuve. Et c’est normal ! Nous sommes des animaux sociaux qui avons besoin du groupe pour nous épanouir et vivre.

Autant, nos relations peuvent nous en apprendre plus sur nous, autant d’autres sont là pour nous apprendre à nous détacher. Ce sont clairement des épreuves car se détacher, ça peut être volontaire mais également subi. C’est pourquoi il est important de savoir accueillir toutes les émotions qui viennent pour mieux les exprimer car « ce qui ne s’exprime pas s’imprime »*.

Demander de l’aide, trouver une oreille attentive et s’accorder du temps sont nos meilleurs alliés. Dans tous les cas, il faut parvenir à accepter pour pouvoir passer à autre chose. C’est donc savoir reconnaitre lorsqu’une situation ne nous est pas ou plus bénéfique et décider d’arrêter d’y mettre notre énergie. Ce peut être vu comme remettre les choses à leur place et faire du trie. En somme, là où nous nous détachons pour créer de l’espace et nous alléger (en prenant le temps qui nous est nécessaire) nous pouvons fonder de nouveau liens ou simplement en renforcer d’autres.


Nos relations nous aident à prendre conscience de ce que nous sommes, de ce que nous désirons et où nous allons. "


Article rédigé par Lucile de Fun&Yoga


Vous souhaitez aller plus loin ? nous nous proposons une hypnose méditative sur l'amour par Nada El Hachim pour couper les liens toxiques : www.befunetyoga.com/podcast

*très belle phrase d’Angelo Foley, fondateur du compte Instagram @balancetapeur.

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